lundi 16 mars 2020

01. Accueil


Bonjour, soyez les bienvenus. Je suis Muriel, la Mère Noël (assistante du Père Noël). Passionnée par les origines du barbu à la tenue rouge, je vous propose ici d'explorer son histoire. Bonne visite.



Qui suis-je ? Née un 24 décembre (je ne dirai pas de quelle année par coquetterie hihihi !), je me suis passionnée très jeune (dès l'âge de 4 ans) pour le Père Noël. Enfant, je gardais toutes choses le concernant (disques, petits objets, articles de presse…) et c'est tout naturellement qu'à l'âge adulte j'ai constitué une véritable collection. Puis, je me suis intéressée à son histoire en faisant des recherches, en lisant de nombreux ouvrages, en regardant des émissions et enfin en rencontrant Jean-Claude Baudot, spécialiste du sujet.

En près de 20 ans, j'ai réuni environ 200 pièces et chacune d'elles nous parle d'un petit bout d'histoire du gros bonhomme rouge : anciens automates de vitrines, moules à chocolat de la fin du 19ème siècle, résines modernes, objets sur la Mère Noël, St Nicolas, le Père Fouettard mais aussi des livres et des cartes postales du début du 20ème siècle à nos jours. Régulièrement, je participe à des salons de collectionneurs ce qui me permet d'exposer au public une partie de mes trésors.

Chanteuse, écrivaine et conteuse (tout cela pour le plaisir), je propose, depuis plusieurs années, mes services en tant qu'assistante du Père Noël. Plus qu'un rôle, c'est pour moi une vraie vocation ! Chaque décembre, je revêts ma belle tenue pour aller chanter sur les marchés, dans les ehpad… mais aussi pour aller conter mes propres histoires (illustrées de chansons) aux enfants qui souhaitent découvrir la magie de Noël et avoir le plaisir de voir leurs yeux briller.

Je suis impatiente, lorsque l'automne arrive, de préparer la merveilleuse période des fêtes. Mon noyau familial et mes amis me qualifient quelquefois de "personne farfelue" mais tout ce que je souhaite leur transmettre, au travers de ma douce folie, c'est un brin de magie, un soupçon de merveilleux, une forte dose de joie et beaucoup d'amour.



Ma définition du Père Noël : Symbole d'amour et de partage, il est la joie et la bonté. Généreux, il apporte la magie dans nos vies parfois troublées. Il nous empêche de grandir trop vite et nous apporte l'émerveillement. Il représente l'amour que les parents portent à leurs enfants. Pour moi, pas de Père Noël commercial mais un donneur de rêves, pas un mensonge mais la féérie qui nous construit.




Ma devise : Ne pas croire au Père Noël, c'est ne pas croire en sa propre étoile ni en tout ce qui est positif et gai dans la vie  ! (Paroles de J.C Baudot).







   






Sources :

Chanson "Les visiteurs de Noël" interprétée par Marie Myriam - 1980
Auteurs compositeurs : Christophe Izard - Roger Pouly


dimanche 15 mars 2020

Le 17 mars, la Saint Patrick




Le 17 mars c'est la fête Chrétienne du Saint patron de l'Irlande : Patrick. 

Ce Saint célèbre serait à l'origine du concept de la Sainte trinité et aurait fait du trèfle (Shamrock) l'un des symboles de l'Irlande. (En réalité ce n'est pas du trèfle mais de l'oxalis de la famille de l'oseille).

De nos jours, cette fête est devenue en partie civile. Toutefois, elle n'est pas une fête nationale comme peut l'être le 14 juillet chez nous. Elle est célébrée dans de nombreux pays qui y voient l'opportunité de faire la fête et de consommer des boissons alcoolisées (la bière essentiellement). La tradition est de porter un vêtement ou un chapeau de couleur verte.

La Saint Patrick est pour moi l'occasion de revenir sur quelques traditions Irlandaises de Noël.


Dans ce pays très croyant, Noël est un moment important de l'année où les familles se réunissent et fêtent la venue du Christ. C'est l'occasion d'échanger des cadeaux tout en dégustant un bon repas.

La fête se déroule en 2 temps. Il y a d'abord "Le petit Noël" période qui se situe du 12 au 24 décembre et permet de préparer Noël (avec la décoration de la maison comme principale activité).

Puis vient le temps du réveillon où les Irlandais se rendent volontiers au pub en famille mais aussi entre amis pour manger, boire, écouter de la musique et, plus surprenant, regarder du sport. Des musiciens locaux sont souvent présents pour interpréter des chants de Noël ainsi que des airs traditionnels. A minuit, les familles partent à la messe en prenant le temps de faire un détour rapide à la maison pour laisser un verre de whisky au Père Noël et quelques carottes pour les rennes.

Le jour de Noël, c'est l'heure de l'échange des cadeaux suivi d'un bon et copieux repas. Les mets traditionnels sont la dinde, le bœuf épicé et le jambon. Pour les desserts, il est habituel de consommer du "Plum Pudding" (gâteau aux fruits secs) et des "Mince Pies" (sorte de tartelettes sucrées) le tout accompagné de rhum. Lors de la dégustation du repas, une bougie est allumée à la fenêtre pour honorer Marie et Joseph. 

Le 26 décembre est aussi un jour férié portant le nom de "Stephen's day". On y fait souvent les mêmes acitivités qu'au réveillon. 



 


















Friandises de Noël


Lorsque j'étais petite, deux friandises de Noël ont particulièrement marqué mon esprit : Le pain d'épices à l'effigie de St Nicolas et les crottes en chocolat.

Ils semble que ces pâtisseries soient d'origine Alsacienne avec d'autres douceurs auxquelles je n'ai pas encore gouté mais qui m'ont l'air bien sympathiques. Petit tour d'horizon :



Le Pain d'épices. Voilà typiquement celui de mon enfance. Si, à l'époque, je n'appréciais pas beaucoup le goût de cette friandise (ce qui a changé depuis), j'adorais toutefois la présentation et le conservais précieusement plusieurs semaines. Je me souviens en avoir mangé quelques petits morceaux puis d'avoir offert le reste à mon grand frère qui adorait ça !


Les Crottes en chocolat offertes par ma grand-mère. Une drôle de légende est attachée à ces petites friandises. Tandis que St Nicolas offre pommes, noix et sucreries aux enfants sages, le Père Fouettard dépose les crottes de l'âne du Saint dans les chaussures des garnements. De véritables crottes, elles sont devenues friandises.


Bredele  : Différentes petites pâtisseries consommées à Noël


Sablés avec forme de pointe (cœur, étoile, croissant de lune...) : Ces petits gâteaux ont la réputation d'être porte-bonheur car la pointe était, autrefois, un symbole utilisé contre les sorcelleries.



Mannele : Brioche en forme de bonhomme





dimanche 5 janvier 2020

Le 6 janvier : L'épiphanie


L’épiphanie : 

Noël s’achève vraiment le 6 janvier, jour de l’épiphanie, fêtée en Orient depuis le 4ème siècle de notre ère. Pour les Chrétiens Orthodoxes, qui célèbrent l’avènement du Christ à cette date, cette fête est plus importante que Noël. Pour les chrétiens d’occident, elle correspond à la présentation de l’enfant Jésus aux rois mages. Ce jour est aussi celui du baptême du Christ. Dès le Ve siècle, l’église donna une importance considérable à cet événement. 

Les 3 rois mages, venus adorer Jésus le 6 janvier, auraient été guidés par une étoile annonciatrice de la naissance d'un messie. Ils sont porteurs de cadeaux : Gaspard représentant l'Asie apporte l'encens, Melchior représentant l'Europe apporte l'or et Balthazar représentant l'Afrique apporte la myrrhe. Ce sont les 1ers donateurs de la religion Chrétienne. Des légendes racontent qu'il existerait un 4ème roi mage. A découvrir en bas de cette page.

La mystérieuse étoile des mages : 

D'après l'astrophysicien Michel Marcellin (chercheur au CNRS), il ne peut s'agir d'une étoile filante (trop éphémère), ni de la comète de Halley qui était probablement passée une soixantaine d'années avant la naissance supposée de Jésus. En revanche, il se pourrait qu'un phénomène céleste arrivé 7 ans plus tôt soit à l'origine de cette légende. En effet, les planètes Jupiter et Saturne se sont rapprochées 3 fois la même année, ce qui fut très certainement repéré par ces mages astronomes.

La galette des rois : 

Elle est mangée le 6 janvier, jour de l’épiphanie (mot issu du grec signifiant « apparition »). La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge », était destinée au premier pauvre qui se présenterait mais parfois aussi en prévision de la visite surnaturelle d'un défunt de la famille. La fève est associée à une promesse de vie et de fertilité, c'est le germe à venir.



Le cycle des 12 jours : 

En France, le temps de Noël pouvait varier selon les régions et s’étendre du début du mois de décembre jusqu’à la chandeleur. Le plus souvent, il désignait les 12 jours qui vont de Noël aux Rois soit du 25 décembre à l’épiphanie le 6 janvier.

Dans la société traditionnelle du début du 20ème siècle, la fête de Noël était préparée de manière bien différente d’aujourd’hui. Pas de frénésie de décorations et d’achats. En cette période où il n’était pas possible de travailler aux champs, chacun pouvait consacrer du temps à un grand nettoyage de la maison et tous les travaux d’entretien devaient être terminés avant le jour de Noël.

De nombreuses croyances accompagnaient le cycle des 12 jours. Une des plus répandues consistait à prédire le temps des 12 mois de l’année à venir en fonction du temps de chacun des jours du cycle de Noël par des rites de divination, ou par l’examen des présages. Cette longue période hivernale terrifiait. Il fallait se rassurer sur les futures récoltes ou sur la fertilité des troupeaux.


La légende du 4ème roi mage : 

Artaban, le jeune frère de Balthazar avait pris la route pour aller voir l'enfant Jésus. Il avait oublié ses présents et demanda aux autres mages de continuer sans lui pendant qu'il retournait chercher ses 3 cadeaux. Ayant perdu de vue l'étoile, il ne retrouva pas ses compagnons. Il continua toutefois son chemin et vint en aide à un malheureux transi de froid qu'il emmena se réchauffer dans une auberge. Il paya l'aubergiste avec le 1er présent : un saphir. Lorsqu'Artaban arriva enfin à Bethléem, la sainte famille avait déjà pris la fuite pour l'Egypte afin de protéger Jésus du terrible roi Hérode. Alors, Artaban sauva un bébé et sa mère en offrant un rubis au soldat chargé de tuer tous les garçons nouveaux nés. Puis, il pris la route pour l'Egypte. Il resta bien des années sans y trouver le saint enfant. Pour reprendre le chemin de la Palestine, il n'eut d'autre choix que de vendre une perle rare, dernier des présents emportés avec lui. De retour chez lui, il entendit parler d'un homme qui portait la bonne parole et alla à sa rencontre. Il avait enfin trouvé Jésus ! Ce dernier le remercia des présents qu'il avait souhaité lui offrir sans toutefois y parvenir puis il demanda à Artaban d'ouvrir ses mains dans lesquelles apparurent alors, un saphir, un rubis et une perle rare !

Source : Livre "Le 4ème roi mage" par Martine Bazin.




Et si le Père Noël était un Roi mage ? : 

Une légende Russe raconte qu'il existe un 4ème roi mage qui conduit sur la steppe un traîneau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans, il a renoncé à trouver l'enfant Jésus, alors il comble de cadeaux les enfants qu'il rencontre sur sa route. 

mardi 3 décembre 2019

Sainte Barbe

Dans quelques jours (6 décembre), passera le Saint patron préféré des enfants : Saint Nicolas. Mais un peu avant, le 4 décembre, c'est la Sainte Barbe (ou Barbara).


Cette jeune femme devenue Sainte serait née au milieu du 3ème siècle de notre ère dans l'Anatolie actuelle. Son Père était païen mais Barbe souhaitait devenir Chrétienne et consacrer sa vie à Jésus. La jeune femme, refusant de se plier à la volonté de son père et à l'obligation de se marier, fut torturée puis décapitée par ce dernier. Il fut aussitôt châtié en mourant frappé par la foudre du ciel.

Aujourd'hui, elle est la Sainte patronne de nombreuses professions : pompiers, architectes, mathématiciens, mineurs, artilleurs, chimistes, artificiers et métallurgistes entre autres.

En Provence, il est une très ancienne coutume de planter du blé le jour de la Sainte Barbe. Cette tradition est probablement issue de vieux rites païens Christianisés. Il y a fort longtemps, l'hiver était une saison angoissante car les hommes avaient peur que le soleil ne revienne pas et qu'il n'y ait plus de printemps et d'été prometteurs de nouvelles récoltes. Aussi, ayant remarqué que les jours rallongent vers la fin décembre, les anciens prirent l'habitude de mettre à germer du blé, début décembre. Ils utilisaient des coupelles qu'ils disposaient ensuite à l'entrée des champs. C'était une sorte d'offrande à la terre afin d'espérer qu'elle redevienne fertile au printemps.

Il existe un dicton à ce sujet : "Quand le blé va bien, tout va bien / Blé germé, c'est la prospérité toute l'année".

De nos jours, on continue à faire germer le blé le 4 décembre dans des coupelles qui seront ensuite disposées en décoration sur la table du réveillon de Noël. Le 25, les blés sont décorés de rubans jaune et rouge puis le 26, les coupelles sont disposées devant la crèche jusqu'à l'épiphanie. Après, les blés seront replantés à l'extérieur.