samedi 5 septembre 2026

01. Accueil

Bonjour et soyez les bienvenus. Je suis Mme Noël, épouse et première assistante du Père Noël. Je vous propose ici d'explorer la merveilleuse et riche histoire du Père Noël.
Bonne visite.


Qui suis-je ? Muriel, née un 24 décembre (je ne dirai pas de quelle année par coquetterie hihihi !), je me suis passionnée très jeune (dès l'âge de 4 ans) pour le Père Noël. Enfant, je conservais précieusement toutes choses le concernant : disques, petits objets, articles de presse... et c'est tout naturellement, qu'à l'âge adulte, j'ai constitué une véritable collection. Puis, je me suis intéressée à son histoire en faisant des recherches, en lisant de nombreux ouvrages, en regardant des émissions et enfin en rencontrant Jean-Claude Baudot, spécialiste du sujet.

Aujourd'hui, j'ai pu réunir plus de 650 pièces de collection qui nous parlent de l'histoire du gros bonhomme rouge : anciens automates de vitrines, moules à chocolat de la fin du 19ème siècle, résines modernes, objets sur le Mère Noël, St Nicolas, le Père Fouettard, livres de 1880 à nos jours et des cartes postales du début du 20ème siècle à aujourd'hui. Régulièrement, je participe à des salons de collectionneurs ce qui me permet d'exposer au public une partie de mes trésors. 

Je chante, j'écris et je conte. Depuis plus de 15 ans, en décembre, je deviens Mme Noël, épouse du célèbre barbu mais aussi astronome et magicienne spécialiste des potions. Plus qu'un rôle, c'est pour moi une vraie vocation ! Dans un monde pas toujours drôle, mon rôle, aussi modeste soit-il, me paraît important. Dans la team « Christmas spirit », j'essaie d'être une gardienne, une messagère et une passeuse de traditions et de magie…

Lorsque je parle de magie de Noël, je ne parle pas seulement de la magie à laquelle croient les petits enfants mais aussi de la magie qu’il faut insuffler aux grands qui ont perdu la croyance au Père Noël. Quel enrichissement de voir briller les yeux des petits mais... il est plus compliqué de faire renaître la magie de Noël dans le cœur des grands. Toutefois, à tous ceux qui me disent « ah, mais tout ça, se sont des histoires à dormir debout et des balivernes » je réponds : "L'amour, la gentillesse, l'amitié et le partage sont des valeurs invisibles par les yeux mais qui existent dans les cœurs. Et tous ces merveilleux sentiments représentent le Père Noël, alors le Père Noël existe !"

Pour finir, je vous livre ma formule magique pour contribuer à ré-enchanter le monde : 

Un brin de magie

Un soupçon de merveilleux

Une once de joie

Et surtout une forte dose d’amour !



Ma définition du Père Noël : Symbole d'amour et de partage, il est la joie et la bonté. Généreux, il apporte la magie dans nos vies parfois troublées. Il nous empêche de grandir trop vite et nous apporte l'émerveillement. Il représente l'amour que les parents portent à leurs enfants. Pour moi, pas de Père Noël commercial mais un donneur de rêves, pas un mensonge mais la féérie qui nous construit.


Ma devise : Croire au Père Noël, c'est croire en sa propre étoile et en tout ce qui est positif et gai dans la vie ! (d'après les paroles de Jean-Claude Baudot).





   






dimanche 8 décembre 2024

La Sainte Lucie

Sainte Lucie, née au IVème siècle de notre ère à Syracuse en Sicile (Italie) est fêtée chaque 13 décembre. Son prénom est issu du mot latin "lux", c'est à dire "lumière".

La Sainte Lucie est une célébration Chrétienne particulièrement fêtée en Suède. C'est une ode à la lumière qui, en cette période sombre, revêt une grande importance. A cette occasion, les jeunes filles s'habillent d'une grande robe blanche et se coiffent d'une couronne de verdure surmontée de bougies. Ce jour de fête est l'occasion de s'offrir quelques cadeaux.

En Alsace, Sainte Lucie est parfois assimilé au Christkindel, c'est à dire l'enfant Jésus qui apporte des cadeaux.

Le dicton de la Ste Lucie : "A la Ste Luce, le jour avance d'un saut de puce".







lundi 14 octobre 2024

L'histoire de la chanson "Petit Papa Noël"

L'une des plus célèbres chanson de Noël de France est "Petit Papa Noël" interprétée en 1946 par Tino Rossi. Son histoire est assez méconnue. 



Tino Rossi (1907-1983), célèbre Chanteur et acteur français né à Ajaccio en Corse tourne dans le film musical "Destins" du réalisateur Richard Pottier en 1946. Dans ce film, un homme se retrouve aux prises avec son frère jumeau qui vient de sortir de prison. C'est Tino Rossi qui joue les 2 rôles.

Lors de la scène finale, il doit interpréter une chanson de Noël. Il choisit alors un titre écrit en 1944 par Emile Audiffed et Henri Martinet mais demande à changer les paroles qu'il trouve trop sombres. En effet, elles évoquent la prière d'un enfant souhaitant voir son père revenir de la guerre. Sous la plume de Raymond Vincy, la chanson devient celle que nous connaissons aujourd'hui.

Voici la chanson dans un extrait du film :


Depuis 1946, elle a été reprise par des dizaines d'artistes français ou non. 

Ici, par Josh Groban : 


Et dans des styles très différents.

Ici, par la Compagnie Créole : 
 








vendredi 29 décembre 2023

Bonne année 2026 !

 

L'épiphanie : 

                   


Noël se termine réellement le 6 janvier, jour de l’épiphanie. Pour les Orthodoxes, l'épiphanie; qui est plus importante que Noël est fêtée depuis le 4ème siècle de notre ère. Pour les Chrétiens, elle représente l'arrivée des  Rois mages auprès de l'enfant Jésus. Dès le Ve siècle, l’église donna une grande importance à cet événement.



Les 3 rois mages venus adorer Jésus le 6 janvier auraient été guidés par une étoile annonciatrice de la naissance d'un messie. Ils sont porteurs de cadeaux : 
Gaspard représentant l'Asie apporte l'encens, Melchior représentant l'Europe apporte l'or, Balthazar représentant l'Afrique apporte le myrrhe. Ce sont les 1ers donateurs de la religion Chrétienne. Une légende dit qu'il existerait un 4ème roi mage (à découvrir en bas de page).


La mystérieuse étoile des mages : D'après l'astrophysicien Michel Marcellin (chercheur au CNRS), il ne peut s'agir d'une étoile filante (trop éphémère) ni de la comète de Halley qui était probablement passée une soixantaine d'années avant la naissance supposée de Jésus. En revanche, il se pourrait qu'un phénomène céleste arrivé 7 ans plus tôt soit à l'origine de cette légende. En effet, les planètes Jupiter et Saturne se sont rapprochées 3 fois la même année, ce qui fut très certainement repéré par ces mages astronomes.

La légende du 4ème roi mage : 

Artaban, le jeune frère de Balthazar avait pris la route pour aller voir l'enfant Jésus. Il avait oublié ses présents et demanda aux autres mages de continuer sans lui pendant qu'il retournait chercher ses 3 cadeaux. Ayant perdu de vue l'étoile, il ne retrouva pas ses compagnons. Il continua toutefois son chemin et vint en aide à un malheureux transi de froid qu'il emmena se réchauffer dans une auberge. Il paya l'aubergiste avec le 1er présent : un saphir. Lorsqu'Artaban arriva enfin à Bethléem, la sainte famille avait déjà pris la fuite pour l'Egypte afin de protéger Jésus du terrible roi Hérode. Alors, Artaban sauva un bébé et sa mère en offrant un rubis au soldat chargé de tuer tous les garçons nouveaux nés. Puis, il pris la route pour l'Egypte. Il resta bien des années sans y trouver le saint enfant. Pour reprendre le chemin de la Palestine, il n'eut d'autre choix que de vendre une perle rare, dernier des présents emportés avec lui. De retour chez lui, il entendit parler d'un homme qui portait la bonne parole et alla à sa rencontre. Il avait enfin trouvé Jésus ! Ce dernier le remercia des présents qu'il avait souhaité lui offrir sans toutefois y parvenir puis il demanda à Artaban d'ouvrir ses mains dans lesquelles apparurent alors, un saphir, un rubis et une perle rare !

Source : Livre "Le 4ème roi mage" par Martine Bazin.

Et si le Père Noël était un Roi mage ? : 

Une légende Russe raconte qu'il existe un 4ème roi mage qui conduit sur la steppe un traîneau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans, il a renoncé à trouver l'enfant Jésus, alors il comble de cadeaux les enfants qu'il rencontre sur sa route. 

En Italie, c'est le jour de la Befana ! 

                            

La Befana (dont le nom est dérivé du mot épiphanie) est une vieille femme souriante ressemblant à une sorcière et se déplaçant sur un balai. Dans la nuit du 5 au 6 janvier, elle dépose des friandises aux enfants sages qui auront pris soin d'accrocher une chaussette près de la fenêtre. Pour les garnements, elle distribue du charbon. De nos jours, il ne s'agit plus de charbon mais d'une sucrerie à base de réglisse.

Ce personnage folklorique est probablement pré-Chrétien. Il est possible que la fête de la Befana (aujourd'hui Christianisée) soit issue d'une antique fête Romaine en l'honneur des Dieux Janus et Strénia et pendant laquelle on s'offrait des cadeaux. Janus était le Dieu représentant le début d'un cycle (nouvelle année) et Strénia (dont vient le mot "étrennes") était honorée dans le but de conserver la santé. 

Comme dans la légende de Babouchka en Russie, la Befana aurait rencontré les Rois mages qui partaient pour Bethléem. Ils lui demandèrent leur chemin et lui proposèrent de les accompagner. Elle refusa mais regretta bien vite. Elle se mit alors en chemin avec un sac de friandises pour retrouver les 3 Rois. Ne les retrouvant pas, elle décida d'offrir ses sucreries à tous les enfants rencontrés en chemin.

En Espagne, c'est le jour des Rois mages ! 

                            


En Espagne, la date du 6 janvier est plus importante que celle du 25 décembre. C'est la traditionnelle célébration des Rois mages. Cette fête existerait depuis l'an 1885. Un grand défilé est organisé : la "Cabalgata de los Reyes Magos" pendant lequel les Rois arrivent à dos de chameaux et offrent des friandises aux enfants sages. Pour ceux qui ne l'ont pas été, il y aura du charbon. Aujourd'hui, il s'agit de "Carbon dulce ou Carbon de Reyes" soit "le charbon des Rois mages", une sucrerie ayant l'apparence du charbon grâce à quelques gouttes de colorant noir.

Le soir du 5 janvier, les enfants laissent leurs souliers devant la fenêtre ou le sapin dans l'espoir d'y trouver un cadeau le lendemain matin. Ils laissent aux 3 Rois de quoi se restaurer pour leur longue route mais aussi du foin et de l'eau pour les chameaux.

Le lendemain, au réveil, les enfants sages sont gâtés. Vient ensuite l'heure de déguster en famille la brioche traditionnelle aux fruits confits, la "Roscon de Reyes". Les fruits confits évoquent les diamants incrustés sur les couronnes des Rois mages.

En France, c'est la galette des rois : 


La galette des rois est une tradition typiquement Française. Il semble qu'elle existe depuis le 
XIVe siècle. On la déguste le 6 janvier, jour de l’épiphanie (mot issu du grec signifiant « apparition ») ou bien le 1er dimanche de janvier. Autrefois, on gardait une part supplémentaire (la part du "Bon Dieu" ou part de "La Vierge") que l'on destinait au premier pauvre qui se présenterait mais parfois aussi en prévision de la visite surnaturelle d'un défunt de la famille. La fève est associée à une promesse de vie et de fertilité, c'est le germe à venir.

Le cycle des 12 jours : En France, selon les régions, le temps de Noël pouvait aller de début décembre jusqu’à la chandeleur. Le plus souvent, il désignait les 12 jours qui vont de Noël à l'épiphanie, le 6 janvier.

Au début du 20ème siècle, Noël était préparé différemment d’aujourd’hui. Il n'y avait ni débauche de décorations ni débauche de cadeaux. En cette période où les travaux des champs étaient à l'arrêt, on faisait un grand nettoyage de la maison en attendant Noël.

Plusieurs croyances sont reliées au cycle des 12 jours. La plus connue est de prédire le temps des 12 mois de l’année. Cette période hivernale sombre et froide angoissait les gens qui avaient besoin de se rassurer sur les futures récoltes, entre autres choses.

La nuit des merveilles : Le Christianisme a remplacé les anciens cultes païens du solstice d'hiver par la naissance du Christ. Dans le culte Chrétien, cette naissance miraculeuse, porteuse d'espoir, apporte la lumière au monde et fait disparaitre les peurs 
ancestrales liées à l’hiver, à la famine et à la mort. C'est une nuit extraordinaire où tout peut arriver.

En de cette "nuit des merveilles", les légendes sont légions : c'est lors de cette nuit que l'on peut trouver des trésors cachés pendant que sonne minuit, c'est le moment de rapporter une branche de coudrier qui deviendra un rameau d'or et aura des pouvoirs magiques comme les baguettes des fées, c'est l'instant ou les défunts peuvent visiter les leurs, c'est la nuit ou les animaux de la maison sont doués de la parole...
On disait également que les enfants nés le 25 décembre avaient des pouvoirs magiques... ils savaient retourner le mauvais sort, ils voyaient les fantômes et ainsi faisaient le lien entre le monde des vivants et celui des morts.


Sources et références consultables en rubrique "Sources" page 21 de ce blog.







lundi 24 octobre 2022

La gazette du Père Noël

Comme promis, voici notre gazette du Père Noël ! 

Les actualités du Pôle Nord, des contes, des recettes, des traditions et plus encore...

Isa et moi-même sommes très heureuses de vous la partager gratuitement. Pour cela, il vous suffit de cliquer sur le lien sécurisé ci-dessous (swiss transfer) et de télécharger la gazette au format PDF.

Nous vous souhaitons bonne lecture et n'hésitez pas à nous donner vos impressions via nos blogs et nos pages facebook. Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous et n'hésitez pas à partager à vos proches et amis. 

Cliquer ici : La gazette du Père Noël

Le lien est valable 30 jours





jeudi 14 avril 2022

Joyeuses Pâques

 




Pâques est probablement la fête la plus ancienne du christianisme. Elle commémore la résurrection de Jésus quelques jours après son supplice. Elle existe depuis le IIème siècle de notre ère.

Le mot "Pâques" vient de la Pâques Juive : Pessa'h.

Le sens de Pâques est la victoire de la vie sur la mort et il est aisé de voir aussi cela comme une fête de printemps avec la renaissance de la nature.

Pâques, une fête païenne à l'origine ?

La fête d'Ostara (qui a donné le mot Easter en Anglais) fut et est encore célébrée vers le 21 mars soit à l'entrée du printemps. Cette fête célèbre le renouveau, la vie, la fertilité, autrement dit le réveil de la nature. Les œufs peint de couleurs vives , les poussins, les lapereaux sont des symboles de cette saison qui s'ouvre.

Un homme vert connu sous les prénoms de Jack ou George et parfois représenté comme un arbre ainsi qu'une déesse de la nature et de la fertilité symbolisent également la fête d'Ostara. Ils représentent à la fois la saison des amours et la saison des semences dans les champs.

Plusieurs éléments de la fête chrétienne de Pâques s'inspirent d'Ostara tels que les œufs ou les cloches.
Les œufs dans les jardins tels des offrandes à la terre et à la déesse de la fertilité.
Les cloches des églises que l'on fait sonner à Pâques pour réveiller la nature.


 

 






dimanche 26 décembre 2021

Traditions de Noël

Plusieurs des traditions et croyances populaires évoquées ci-dessous et profondément ancrées dans la période de Noël ont survécu jusqu'à nos jours en perdant toutefois leur sens originel. Alors, remontons le temps pour tâcher de le retrouver...


Le mot Noël : 


Les origines du mot "Noël" sont incertaines. Il y aurait plusieurs possibilités : 
Origine latine "natalis dies", qui signifie "jour de la naissance".
Origine Gauloise "noio hel" ou Grecque avec "neo helios" voulant dire "nouveau soleil" soit la renaissance du soleil au moment du solstice d’hiver.
Origine Nordique avec "yul" (gehol en vieil Anglais), fête du solstice d'hiver.

  
Pourquoi fête-t-on Noël le 25 décembre : 

Au IV siècle de notre ère, le pape Liberius et sous le règne de l'empereur Constantin, décida d’adopter la date symbolique du 25 décembre pour fixer la naissance du Christ et donc célébrer Noël. Il transforma les fêtes païennes liées au solstice d'hiver en fêtes Chrétiennes.
Ces anciennes fêtes païennes permettaient aux gens de se retrouver pour fêter la renaissance du jour en espérant le retour du soleil, des beaux jours et de récoltes abondantes.
Le mot solstice vient du latin "Sol Stare" qui signifie "soleil à l’arrêt" car pendant quelques jours la longueur des jours et des nuits ne varie quasiment pas.



Le 1er Noël Chrétien :

L'histoire du 1er Noël Chrétien apparaît dans les évangiles de Luc et Matthieu. Je vous en propose ici un extrait : "En ce temps-là, en Palestine, chacun devait se rendre dans sa ville natale pour le recensement ordonné par l'empereur Romain. A Nazareth vivait un charpentier nommé Joseph. Sa jeune épouse, Marie, attendait un enfant car Dieu l'avait choisie pour être la mère de son fils. Marie et Joseph firent une longue route pour rejoindre Bethléem, la ville de David, où Joseph était né. Or, l'heure de la délivrance vint et les voyageurs durent s'abriter dans la campagne car il n'y avait pas de place pour eux à l'auberge. Marie mit au monde un fils, l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire à bestiaux. Des bergers gardaient leurs troupeaux dans les champs alentour. Soudain, ils virent une grande lumière dans le ciel, puis un ange leur annonça la naissance du sauveur. Ils allèrent se prosterner devant le nouveau-né. Des mages d'Orient avaient vu se lever une mystérieuse étoile qui les guida jusqu'à Bethléem. Ils s'agenouillèrent pour adorer Jésus et lui offrirent des présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe."

 L’avent : 
 

L’avent est une période de 4 semaines comportant 4 dimanches et qui se termine le soir du 24 décembre. Traditionnellement, on laisse se consumer une bougie chaque dimanche. C'est un moment de préparation de la fête. Autrefois, dans l'est de l'Europe, il n'était pas rare de s'offrir des petits présents pendant cette période ce qui donna plus tard le calendrier de l'avent que nous connaissons tous aujourd'hui.

La crèche :

Ce nom désignant une mangeoire à bestiaux est devenu synonyme de la scène de la nativité. Vers 1223, St François d’Assise célèbre la messe de minuit en créant la première crèche vivante grandeur nature. Si cette crèche laissa un souvenir durable, elle n’est peut-être pas à l’origine des crèches actuelles. Il faut plutôt chercher cette origine dans les drames liturgiques (sorte de petites pièces de théâtre jouées dans les églises et représentant des scènes de la bible dont celle de la nativité). Ces drames liturgiques, joués au moyen âge, furent interdits en 1677. Ces scénettes interdites prirent alors la forme de monuments fixes dans les églises. C’est à ce moment que les 1ères crèches d’église apparurent pour la période de noël. Elles furent ensuite miniaturisées pour devenir personnelles, d’abord dans les maisons des gens de classes aisées avant de toucher toute la population.

Le sapin :


De nombreuses civilisations ont vénéré les arbres au moment du solstice d'hiver en décorant leurs demeures de verdure. Chez les Celtes un arbre était rattaché à chaque mois lunaire. A décembre correspondait l'épicéa. On peut aisément comprendre la symbolique de l'arbre toujours vert au moment où la nature est complètement dépouillée.
Sur l’ancien calendrier des Saints, on fêtait Adam et Eve le 24 décembre et ils étaient représentés devant un arbre décoré de pommes. 

La coutume du sapin de Noël en France ne s’est véritablement répandue que vers 1870 même si son apparition est attestée dans la ville de Sélestat en Alsace dès 1521.

Si l’on recherche plus loin, le symbole du sapin illuminé pourrait aussi venir du mythe païen universel et très ancien de l’Arbre de Feu. Ce mythe est en fait l’histoire du don du feu à l’humanité. La foudre aurait enflammée un arbre puis l’homme aurait dérobé ce feu.

Le sapin (comme Yggdrasil, l'arbre monde de la mythologie Scandinave) a symboliquement une connexion avec les 3 mondes : le monde souterrain par ses racines, le monde des hommes par son tronc et le monde divin par ses branches.

Le houx et le gui : 


Comme le sapin, le houx et le gui restent toujours verts et font des fruits même en hiver. Ils ont toujours été présents pour décorer les foyers au cœur de la saison froide. Ils symbolisaient la vie et la renaissance. 

Les boules : 


La légende dit que les premiers sapins étaient ornés de papiers colorés et de fruits. Mais un hiver ou les pommes manquaient un verrier Alsacien aurait fabriqué des boules de verre décoratives.


Les cadeaux :    


Dans la tradition Chrétienne, ils symbolisent les offrandes (or, myrrhe et encens) offertes à Jésus par les Rois Mages. Quant aux étrennes, elles viennent de l'antiquité Romaine et des offrandes faites à la déesse Strénia lors des Saturnales. Saturne était le Dieu des semailles que l'on honorait au solstice d'hiver afin d'espérer voir le retour de la belle saison avec des récoltes prometteuses. Si les cadeaux sont ,avant tout, offerts aux enfants c'est parce qu'ils représentent les "graines" de l'avenir. 

Le repas de réveillon :


Autrefois, avant de partir à la messe minuit, on mangeait des plats maigres puis on faisait bombance en rentrant. Décembre était le moment d'abattage du cochon et l'on mangeait volontiers du boudin et des charcuteries. Le canard et l'oie viennent du sud-ouest quant à la dinde, elle fut rapportée du Mexique par les Jésuites. En Provence, il est de tradition de manger 13 desserts faisant référence à la Cène. 

La bûche : 

En Europe, il était de tradition de brûler une bûche pendant la veillée de Noël. Celle-ci devait se consumer au moins 12 heures et parfois jusqu'à 12 jours. Les cendres qui en étaient récoltées fertilisaient la terre et, selon la légende, apportaient bonheur et protection. Un tison du feu était conservé pour rallumer la bûche l'année suivante. Lorsque les cheminées ont commencé à disparaître des maisons, la bûche est devenue une bûche décorée que l'on plaçait au centre de la table pour ensuite devenir une pâtisserie au milieu du 19ème siècle. La paternité de la bûche pâtissière n'a jamais clairement été établie.  

Les souliers au pied du sapin ou de la cheminée : 


Cette tradition est probablement un vestige de l'ancienne tradition qui voulait qu'on mette aux pieds des défunts des chaussures solides (parfois neuves) afin qu'ils puissent effectuer le long voyage vers l'au-delà dans de bonnes conditions (le chemin étant malaisé). 
Il faut rappeler que la période de Noël correspond au solstice d'hiver  soit le moment où le soleil semble s'arrêter et où la peur qu'il ne revienne pas était exacerbée. C'était un temps d'ouverture du ciel avec une communication possible entre les 2 mondes, un temps de l'année relié à la mort (une année meurt) mais aussi à la vie (une année naît).  Noël est à la fois un moment de célébration de la mort (nos disparus) et de célébration de la vie (nos enfants). Le soulier est également un symbole de fertilité donc de la naissance. 


La cheminée :


La cheminée est une véritable ouverture vers le ciel en même temps qu'il s'agit d'un endroit noir, un de ces endroits mystérieux et magiques de la maison (comme la cave ou le grenier). A l'époque médiévale, c'était une voie vers l'au-delà où esprits et diables se glissaient parfois. C'est aussi l'endroit qu'utilisent St Nicolas et les anges pour distribuer des présents. On retrouve une fois encore la dualité bien/mal, mort/vie, fin/renouveau propre à cette période de solstice d'hiver. De nos jours, ne subsiste que la "magie" de la descente du Père Noël par la cheminée. La plupart des parties "sombres" de Noël se sont effacées au profit du "positif" et du "merveilleux". 



L’épiphanie : 


Noël se termine réellement le 6 janvier, jour de l’épiphanie. Pour les Orthodoxes, l'épiphanie, plus importante que Noël, est fêtée depuis le 4ème siècle de notre ère. Pour les Chrétiens, elle représente l'arrivée des  Rois mages auprès de l'enfant Jésus. C'est aussi le jour du baptême du Christ. Dès le Ve siècle, l’église donna une grande importance à cet événement.

Les 3 rois mages venus adorer Jésus le 6 janvier auraient été guidés par une étoile annonciatrice de la naissance d'un messie. Ils sont porteurs de cadeaux : Gaspard représentant l'Asie apporte l'encens, Melchior représentant l'Europe apporte l'or, Balthazar représentant l'Afrique apporte le myrrhe. Ce sont les 1ers donateurs de la religion Chrétienne. Une légende dit qu'il existerait un 4ème roi mage. A découvrir en bas de page ici

La mystérieuse étoile des mages : D'après l'astrophysicien Michel Marcellin (chercheur au CNRS), il ne peut s'agir d'une étoile filante (trop éphémère) ni de la comète de Halley qui était probablement passée une soixantaine d'années avant la naissance supposée de Jésus. En revanche, il se pourrait qu'un phénomène céleste arrivé 7 ans plus tôt soit à l'origine de cette légende. En effet, les planètes Jupiter et Saturne se sont rapprochées 3 fois la même année, ce qui fut très certainement repéré par ces mages astronomes.


La galette des rois : 


La galette des rois est une tradition typiquement Française. Il semble qu'elle existe depuis le XIVe siècle. On la déguste le 6 janvier, jour de l’épiphanie (mot issu du grec signifiant « apparition ») ou bien le 1er dimanche de janvier. Autrefois, on gardait une part supplémentaire (la part du "Bon Dieu" ou part de "La Vierge") que l'on destinait au premier pauvre qui se présenterait mais parfois aussi en prévision de la visite surnaturelle d'un défunt de la famille. La fève est associée à une promesse de vie et de fertilité, c'est le germe à venir.

Le cycle des 12 jours : En France, selon les régions, le temps de Noël pouvait aller de début décembre jusqu’à la chandeleur. Le plus souvent, il désignait les 12 jours qui vont de Noël à l'épiphanie, le 6 janvier.

Au début du 20ème siècle, Noël était préparé différemment d’aujourd’hui. Il n'y avait ni débauche de décorations ni débauche de cadeaux. En cette période où les travaux des champs étaient à l'arrêt, on faisait un grand nettoyage de la maison en attendant Noël.

Plusieurs croyances sont reliées au cycle des 12 jours. La plus connue est de prédire le temps des 12 mois de l’année. Cette période hivernale sombre et froide angoissait les gens qui avaient besoin de se rassurer sur les futures récoltes, entre autres choses.

La nuit des merveilles : Le Christianisme a remplacé les anciens cultes païens du solstice d'hiver par la naissance du Christ. Dans le culte Chrétien, cette naissance miraculeuse, porteuse d'espoir, apporte la lumière au monde et fait disparaitre les peurs ancestrales liées à l’hiver, à la famine et à la mort. C'est une nuit extraordinaire où tout peut arriver.

En de cette "nuit des merveilles", les légendes sont légions : c'est lors de cette nuit que l'on peut trouver des trésors cachés pendant que sonne minuit, c'est le moment de rapporter une branche de coudrier qui deviendra un rameau d'or et aura des pouvoirs magiques comme les baguettes des fées, c'est l'instant ou les défunts peuvent visiter les leurs, c'est la nuit ou les animaux de la maison sont doués de la parole...
On disait également que les enfants nés le 25 décembre avaient des pouvoirs magiques... ils savaient retourner le mauvais sort, ils voyaient les fantômes et ainsi faisaient le lien entre le monde des vivants et celui des morts.

Sources et références consultables en rubrique "sources" en page 21 de ce blog.


jeudi 28 octobre 2021

Novembre

En ce début du mois de novembre, je vous propose un peu de rêverie et de magie grâce à une petite fée des flocons de neige. Aussi malicieuse que son célèbre comparse Jack Frost, cette ravissante demoiselle toute vêtue de blanc et coiffée d'un flocon poudré porte le joli nom de Susy Snowflake. 

En 1951, une chanson écrite par Sid Tepper et Roy C. Bennett et interprétée par l'actrice et chanteuse Rosemary Clooney (1928-2002) - la tante du célèbre George - rendra Suzy Snowflake célèbre. Cette sympathique chanson fait désormais partie des classiques de Noël même si les paroles ne font aucune référence à la fête. 

En 1953, un court métrage inspiré de cette chanson verra le jour chez Centaur productions grâce au talent de l'animateur Wah Ming Chang (1917 -2003) qui travaillera en stop-motion (technique inventée dès 1908).

Je vous laisse tout d'abord découvrir le court-métrage, tout en poésie, puis la chanson par Rosemary Clooney.





Paroles Anglaises puis traduction en Français : 

Here comes Suzy Snowflake 
Dressed in a snow-white gown
Tap, tap, tappin' at your windowpane
To tell you she's in town

Voici Suzy Flocon de neige
Vêtue d'une robe blanche comme la neige
Elle tape, tape sur vos vitres
Pour vous dire qu'elle est arrivée en ville

Here comes Suzy snowflake
Soon you will hear her say
Come out everyone and play with me
I haven't long to stay

Voici Suzy Flocon de neige
Bientôt vous l'entendrez dire
Sortez tous et jouez aves moi
Car je ne reste pas longtemps

If you want to make a snowman
I'll help you make one, one, two, three
If you want to take a sleigh ride
Whee ! The ride's on me

Si vous voulez faire un bonhomme de neige
Je vous aiderai à en faire un, un, deux, trois
Si vous voulez faire une promenade en traineau
Youpii ! Le tour est pour moi

Here comes Suzy Snowflake
Look at her tumblin' down
Bringing joy to every girl and boy
Suzy's come to town

Voici Suzy Flocon de neige
Regardez-là virvolter
Apporter de la joie aux filles et garçons
Suzy est en ville

lundi 27 septembre 2021

Halloween

Halloween approche à grands pas. C'est le moment de vous raconter une histoire pour vous faire frissonner... 

Il y a quelques temps de cela, j'ai lu l'un des nombreux ouvrages de Pierre Bellemare. Celui-ci était consacré au destin étranges de certains objets. Dans ce livre paru en 1997 chez France Loisirs, une histoire m'a particulièrement interpellée...celle d'un grimoire maudit.


La légende raconte que, quelque part en Europe, une sorcière prénommée AHRIMAN fut brûlée sur un bûcher au 9ème siècle. Jusque ici, rien de bien original si j'ose dire. Toutefois, la suite est plus surprenante... Avant sa disparition totale à l'état de cendres, une personne, dont on ignore l'identité et la fonction, récupéra quelques lambeaux de sa peau noircie par les flammes pour en faire la couverture d'un livre de magie noire. Ce grimoire aurait par la suite été offert à Charlemagne avant de passer dans les mains de nombreux propriétaires qui, souvent, eurent de sérieux ennuis ou même périrent dans des conditions assez désagréables. Au fil des siècles, le grimoire maudit connu des disparitions et réapparitions régulières.

Sa réapparition la plus mystérieuse eut lieu au début du 20ème siècle. Le nouveau propriétaire, un certain John Jacob Astor richissime homme d'affaires Américain le fait assurer auprès de la célèbre compagnie Lloyds juste avant d'embarquer sur le Titanic en 1912. L'homme et le grimoire maudit sombrent dans les flots. Légende ou vérité... personne ne le saura jamais... 

Dans le livre de Romain Sardou "Sauver Noël" paru aux éditions XO en 2006, il est question d'un jeune garçon confronté au diabolique baron AHRIMAN, être surnaturel aux desseins les plus noirs. 
L'auteur aurait-il eu connaissance de cette histoire de sorcière ? S'en est-il inspiré pour ce fabuleux conte de Noël ? Cela paraît possible...

En tous cas, il semble que la légende de la sorcière AHRIMAN disparue au 9ème siècle de notre ère ne soit pas prête de s'éteindre...